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Liste des enseignements 2017-2018

Vérifiez à la rentrée les horaires et lieux des séances

 Il vous revient de discuter avec le tuteur qui vous sera attribué le parcours de formation. IL vous faudra tenir compte du réquisit de biodiversité intellectuelle : votre parcours devra inclure obligatoirement L’INTRODUCTION AUX PHÉNOMÉNOLOGIES (COORD. J-CL. MONOD S2, MARDI DE 10h à 12h) ET L’INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE ANALYTIQUE (COORD. PIERRE JACOB, S1 mardi de 10h à 12h) En M2, le cours de méthodologie assuré par Mathias GIREL constitue, avec la présoutenance, la seule obligation.

Les Lundis de la philosophie. Quelques aspects de la philosophie ne train de se faire. S1 et S2 Francis WOLFF Ce séminaire est destiné à présenter certains aspects significatifs de la recherche et de l’interrogation philosophiques vivantes. Chaque séance se divise en trois parties : sur une question philosophique clairement énoncée, le philosophe invité défend une position personnelle portant sur un travail en cours, sans autre arme que des arguments ; le responsable du séminaire (F. Wolff) reprend et discute les thèses de l’invité ; l’ensemble de participants discute ces mêmes thèses. Le séminaire comporte 12 séances par semestre. Il présente deux séries en alternance.
- Philosophie générale et métaphysique.
- Philosophie morale et politique. Lundi de 17h à 19h, salle Dussane (à confirmer)

Paul Egré Introduction à la logique Mercredi, 9h30-11h30, salle des Actes ENS Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... L’objet de ce cours est de fournir une introduction à la logique contemporaine (logique propositionnelle, logique des prédicats). Le cours vise en outre à montrer l’importance de la logique pour la compréhension des notions de vérité, de preuve, et de conséquence logique. Le cours vise aussi à donner quelques perspectives sur les applications de la logique à la psychologie du raisonnement, à l’étude du langage, et à l’élucidation de questions de nature métaphysique. Le cours ne présuppose pas de connaissances particulières mais amènera les étudiants à se familiariser avec le formalisme. Validation : 1 devoir maison toutes les deux semaines environ, 1 examen final.

Pierre Jacob Introduction à la philosophie analytique Planning en cours de validation La philosophie analytique est née de la révolution logique accomplie entre autres par les philosophes Frege et Russell au tout début du vingtième siècle. Elle se caractérise non par des thèses mais par son style argumentatif. L’objectif de ce cours est de présenter quelques-uns des arguments paradigmatiques de cette tradition et d’introduire les concepts et distinctions conceptuelles fondamentales dans les domaines de la philosophie du langage, la philosophie de l’esprit, la philosophie de la connaissance et la philosophie des sciences. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Pierre Jacob Les nouveaux problèmes corps/esprit Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Nées dans les années 1950 de la répudiation du behaviorisme, les sciences cognitives se sont longtemps appuyées sur une conception computationnelle et neurocentrique de l’esprit. Selon cette conception, les processus mentaux sont identifiés à des processus cérébraux, lesquels sont identifiés à des processus computationnels. Depuis une bonne quinzaine d’années, les partisans de conceptions rivales baptisées tantôt embodied cognition, tantôt extended mind, font valoir que la conception computationnelle et neurocentrique de la cognition sous-estime gravement la contribution de l’environnement corporel et non corporel du cerveau humain à la résolution des tâches cognitives. Ce cours est consacré à l’examen de ces controverses à la lumière des données expérimentales pertinentes. Suivi et validation pour le Master : Hebdomadaire semestriel (42 h = 6 ECTS)

Pierre Jacob Introduction à la philosophie de l’esprit Planning en cours de validation La philosophie de l’esprit a pour mission de clarifier des questions métaphysiques léguées par la psychologie naïve à laquelle souscrivent les êtres humains. Depuis la révolution cognitive des années 1950, la philosophie de l’esprit a été enrichie par la recherche en sciences cognitives. Ce cours se divise en trois grandes parties. La première est consacrée à l’impact de la recherche en sciences cognitives sur la philosophie de l’esprit. La deuxième partie est consacrée aux questions ontologiques fondamentales de la philosophie de l’esprit du XXe siècle, dont les problèmes de l’esprit et du corps et la nature de l’intentionnalité. La troisième partie est consacrée à quelques questions à la frontière de la recherche contemporaine en philosophie de l’esprit. 1. Introduction : qu’est-ce que la philosophie de l’esprit ? Partie 1 : Problèmes de philosophie des sciences cognitives 2. Les modèles computationnels en sciences cognitives – deux études de cas : la vision et le langage 3. La modularité de l’esprit 4. La cognition numérique – un système cognitif spécialisé 5. Ce que la science de la vision nous apprend sur la conscience Partie 2 : Problèmes de philosophie de l’esprit du XXe siècle 6. Les problèmes du corps et de l’esprit 7. L’attrait du fonctionnalisme 8. Les énigmes de l’intentionnalité 9. La théorie computationnelle de l’esprit Partie 3 : Nouvelles frontières en philosophie de l’esprit 10. Les nouvelles approches de la conscience 11. Externalisme & corporéité 12. Les nouveaux fondements métaphysiques du problème corps-esprit 13. Les croyances délirantes sont-elles des croyances authentiques ? 14. Validation sur table

François Recanati Discours(e), fiction, imagination Planning en cours de validation Le séminaire se tiendra en français ou en anglais en fonction des desiderata de l’assistance ; il intégrera quatre séances pendant lesquelles Emar Maier, linguiste et philosophe du langage de l’Université de Groningue, présentera les principes de ce qu’il appelle "psychologistic semantics". Le thème central du séminaire sera le rôle de l’imagination et de la simulation mentale dans la compréhension des énoncés, en particulier ceux où il est fait référence à des objets qui n’ont d’existence que dans et par le discours. L’analyse des énoncés de fiction servira de modèle, mais le but du séminaire, beaucoup plus ambitieux, sera de cerner certaines propriétés fondamentales du langage et de la pensée. Suivi et validation pour le master : 36 h (= 9 ECTS)

Jérôme Dokic Esthétique cognitive : émotions, sentiments et valeurs. 3 Planning en cours de validation Ce séminaire prolonge ceux des deux dernières années, mais il peut être suivi indépendamment. Nous y développerons plusieurs thématiques déjà esquissées, qui concernent toutes la nature de l’expérience esthétique. L’expérience esthétique est-elle une forme de perception, d’émotion, ou les deux à la fois ? Révèle-t-elle des valeurs, esthétiques ou non, et si c’est le cas, est-ce au niveau de ce qu’elle présente ou du mode psychologique ou intentionnel dont elle relève ? La thèse que nous explorerons dans le séminaire est que la relation entre l’expérience et les valeurs esthétiques est plus ténue qu’il n’y paraît, et que la nature esthétique de l’expérience en question dépend essentiellement du contexte. Cette thèse, qui rapproche l’expérience esthétique de ce que les psychologues appellent une expérience métacognitive, est conciliable avec le réalisme des valeurs esthétiques. Nous tâcherons de dégager la nature des paramètres contextuels pertinents, en nous demandant s’ils concernent l’individu seulement ou également son environnement social. La relation entre l’expérience esthétique et l’appréhension de soi-même dans le monde naturel et social sera également abordée. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Jérôme Dokic Iconicity. II Planning en cours de validation In this seminar, we will tackle issues related to the nature of iconicity. Among them are the following : 1. What makes something a picture ? Can any material object act as a picture if it is cognitively processed in the right way ? What are the material constraints that an object must answer to count as a picture ? 2. Are there limits to what can be represented in a picture ? 3. Is the notion of a picture a visual notion ? Are there non-visual (e.g., auditory or tactile) pictures ? Even if there are, is the notion of visual picture somehow more fundamental ? 4. What are the cognitive processes involved in seeing a picture as such ? Does the distinction between “seeing as” and “seeing in” correspond to different sets of cognitive processes ? 5. Seeing a picture as such does not involve the same sensorimotor contingencies as those involved in ordinary perception (for instance, what is seen in a picture is not usually sensitive to one’s change of position relative to the picture). But what are the prospects of a sensorimotor or enactive approach to picture perception ? 6. It is often said that what is seen in a picture is not felt as present. What is the notion of presence at stake here ? Is there a feeling of non-presence or absence that is specific to pictures ? 7. What is the relationship between pictures and fictions ? Are there fictional pictures ? Are there pictorial markers of fiction ? 8. What is the epistemic function of pictures ? Can we distinguish between, e.g., photography and painting on the basis of the epistemic status of the relevant pictures ? 9. How should we apply the notions of style and narration to pictures ? Are some pictures non-linguistic narratives ? In coordination with Roberto Casati’s homonymous seminar, we will have in the Spring 2018 the privilege of hosting six prominent specialists of the philosophy of pictorial representation : Catharine Abell (Manchester), Katerina Bantinaki (Crete), John Kulvicki (Dartmouth College), Achille Varzi (Columbia University), Alberto Voltolini (Turin) and John Zeimbekis (Patras). We shall work towards making the seminar a consensus conference about the question of iconicity. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

La conscience de soi dans tous ses états : corps, action, et perception (Jérôme Dokic, Elisabeth Pacherie) Planning en cours de validation Dans ce séminaire, nous évoquerons le rôle de la première personne ou du soi dans divers phénomènes mentaux, tels que la perception sensorielle, l’expérience corporelle, la mémoire, l’imagination et l’action. Nous nous demanderons si la relation entre ces phénomènes et le soi est intrinsèque ou extrinsèque, et quel type de soi (minimal, substantiel, implicite, explicite, etc.) est en jeu. Nous poserons aussi la question de la nature de la conscience de soi impliquée (introspective, affective, procédurale, etc.). Pour répondre à ces questions, nous porterons une attention particulière aux données des sciences cognitives actuelles. Il s’agit d’un séminaire de recherche ouvert aux étudiants de M2, qui pourront le valider au niveau semestriel (12 séances de 2 h au second semestre). Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Pascal Engel Épistémologie sociale : la connaissance étendue Planning en cours de validation L’esprit, soutiennent les externalistes en philosophie de l’esprit et en épistémologie, ne se limite pas aux confins de la peau et du cerveau, mais s’étend dans les artefacts où nous stockons nos contenus mémoriels et notre savoir, voire aux institutions et au social tout entier. Quelle est la portée de cette extension des connaissances ? On examinera principalement les thèses d’esprit étendu en philosophie de l’esprit, en épistémologie et en épistémologie sociale, et leurs limites. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Pascal Engel Épistémologie, éthique et esthétique de la stupidité Planning en cours de validation La bêtise, la sottise et la stupidité sont des vices de l’intellect et de la sensibilité. À ce titre ils relèvent autant de l’épistémologie que de l’éthique, mais plus encore d’une théorie des vices épistémiques qui forme un chapitre particulier de la théorie de la connaissance. Plus classiquement encore ces vices sont au cœur de l’esthétique, notamment de la littérature. De ce « vaste programme » on étudiera seulement certains secteurs, en rappelant le rôle des réflexions sur la sottise dans la philosophie et dans les lettres, et en proposant une théorie des vices du savoir et de l’ignorance. L’attention sera portée surtout sur la littérature, dont on étudiera quelques grandes figures sur la bêtise, mais aussi sur les valeurs dans l’art, et la perspective sera essentiellement inspirée par l’épistémologie des vertus. Bibliographie indicative : • Textes d’Erasme, Swift, des moralistes classiques, de Jean-Paul, Flaubert, de Bloy, Valéry, Musil, Alain Roger, Kevin Mulligan. Des ateliers de travail autour du séminaire seront organisés par Charles Groulier (doctorant). Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Roberto Casati Iconicity : What is a picture ? Planning en cours de validation Ours is claimed to be a civilization of pictures, and most definitely pictures have profoundly colonized society and our daily lives. Each day billions of pictures are generated, stored, exchanged, published, watched, commented upon, debugged. Communication, propaganda, journalism, but also – increasingly – research and education use pictures as vectors : they are considered not only to be irreplaceable, but they aim at becoming the dominant vehicle for information transmission. Most of what surrounds us was first born and visualized in a picture : from the building you live in, to the furniture in your room, cars, airplanes, smartphones, design is a process that begins in some sort of visualization. Machines and algorithms are developed that can read, interpret and classify pictures (eg. automatically recognize people in photographs). But what are pictures ? Much as we seem to have a robust set of intuitions about what counts as a picture, it has proven exceedingly difficult to convincingly characterize the concept. We are here interested not in what makes a picture a picture of this or that, but in what makes a picture a picture, as opposed to, say, a diagram, or a string of text. We call this the iconicity problem. Philosophers from Wittgenstein to Goodman, art historians like Gombrich, psychologists like Gibson, Kennedy and Cavanagh have explored the theoretical boundaries of the notion of a picture, and the philosophy of pictorial representation is a rich theoretical field. The question of the theoretical characterization of iconicity has become particularly urgent as digital pictures challenge the notion of pictures as paradigm cases of analog representation. In this seminar we shall tackle the question mainly from the point of view of the interface of pictures and thought. When we look at pictures, we can extract information that is then used in reasoning and linguistic communication. Does this impose constraints on the nature of pictures and of thoughts ? How can digital content be extracted from analog structures ? We shall study in depth the limit case of maps : are they pictures ? What can they tell us about our understanding of pictures ? Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS) Renseignements : this seminar will be held in English. It may be useful to note that the topic of the seminar is not the history or anthropology of pictures, or the uses of pictures, or their impact, or the symbolism associated with them (these are important topics in themselves, but they are not dealt with in the seminar). This is an advanced seminar : some level of technicality is to be expected in the treatment of the topic. Teaching is structured around reading assignments and class discussion. We shall go over the various chapters of Kulvicki, J., Images. London : Routledge, 2014.

Roberto Casati Éducation, cognition, cerveau Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Conditions préalables : un vif intérêt pour la recherche interdisciplinaire et applicative. Description : ce séminaire explore l’impact des études cognitives sur l’éducation. Il introduit la recherche sur les mécanismes d’apprentissage et leurs bases neuronales, alphabétisation, numératie, troubles et difficultés d’apprentissage .Il analyse l’utilisation de la preuve dans l’élaboration des interventions éducatives. Il examine les problèmes d’ordre généraux soulevés par les sciences appliquées et par la traduction des connaissances fondamentales en applications pratiques. L’éducation peut être considérée comme une étude de cas exemplaires pour réfléchir sur les possibilités, les limites, les conditions et les enjeux de la traduction de la recherche fondamentale en applications pratiques. L’éducation est aussi une arène idéale pour les études écologiques en sciences cognitives et une opportunité pour élargir l’horizon de la recherche fondamentale. Le cours aborde trois thématiques, respectivement dédiées à l’exploration des processus et mécanismes de l’apprentissage, à l’enseignement et l’éducation et à la nature et aux problèmes liés à la recherche dans le domaine de la cognition et de l’éducation. Présence à tous les cours obligatoire. Objectifs : les étudiants apprendront à identifier les problèmes épistémologiques, éthiques et pragmatiques. Ils développeront leurs propres approches pour traiter des questions éthiques et épistémologiques résultant de l’application des sciences cognitives. Ils aiguiseront leur pensée critique et leurs compétences de communication en analysant les débats en cours (lectures obligatoires) et en présentant leurs réflexions au cours de la discussion en classe (présentation orale). Ils prendront connaissance des développements récents en sciences cognitives ayant des applications potentielles à l’éducation. Intervenants : Daniel Andler, Roberto Casati, Denis Meuret, Elena Pasquinelli, Manuela Piazza, Franck Ramus. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (45 h = 6 ECTS). Suivi et validation pour le master : Spécial (mention Sciences cognitives) : cf. le descriptif

Nicolas Baumard Introduction aux sciences humaines cognitives Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... L’objectif de ce cours est de présenter les travaux récents utilisant les approches cognitives en sciences humaines : anthropologie, économie, sociologie, histoire, études littéraires, histoire de l’art. Pour chaque séance, le cours partira d’une question classique de la discipline et s’appuiera sur un ou deux articles pour étudier comment les approches cognitives renouvèlent et complémentent les travaux existants. Le cours utilisera la plateforme Schoology qui permet de poster des commentaires, de poster du matériel de cours et d’organiser des discussions en lignes autour d’une question Il est à noter que le cours se concentre les questions de sciences humaines qui ne sont pas traitées dans le Cogmaster (dans les cours sur la prise de décision, l’esthétique, le langage ou les représentations). Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (33 h = 4 ECTS)

Mikael Cozic Introduction aux sciences de la décision Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Pré-requis : Aucun pré-requis en théorie de la décision. Familiarité avec les notations mathématiques ensemblistes. Il est souhaitable que les étudiants aient eu un premier contact avec la théorie des probabilités. Description : L’objectif de cet enseignement est d’introduire simultanément aux aspects philosophiques, formels et empiriques de la théorie de la décision, une discipline qui rassemble économistes, philosophes et psychologues. Le cours se divise en deux parties, séparées par une séance d’initiation à la neuroéconomie. La première porte sur la théorie de la décision individuelle. Elle sera largement consacrée à la décision individuelle en incertitude et plus particulièrement à la théorie de référence, la théorie de l’utilité espérée. Nous aborderons les modèles de Von Neumann-Morgenstern, nous discuterons des situations qui semblent mettre en défaut ces modèles (comme le paradoxe d’Allais) et présenterons les principaux modèles qui ont été proposés en réaction à ces mises en défaut. La seconde partie du cours porte sur la théorie des jeux, qui traite des interactions stratégiques entre individus. Les étudiants seront initiés aux modèles élémentaires et à certains des principaux résultats expérimentaux. Suivi et validation pour le master : Spécial (mention Sciences cognitives) : cf. le descriptif

Jacques Dubucs Cours avancé de logique Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Pré-requis : Les étudiants doivent être familiers avec la logique classique du premier ordre (calcul propositionnel, calcul des prédicats,etc.). Description : Au terme du cours, les étudiants auront acquis les connaissances suivantes : Une carte générale de la logique, de ses méthodes et de ses applications ; Des notions précises de théorie de la calculabilité et de la démonstration (machines de Turing, algorithmes, théorèmes d’incomplétude de Gödel) et des rudiments relatifs à la calculabilité "en pratique" (speed-up, complexité) ; La sémantique des mondes possibles et son usage pour modéliser des situations et des problèmes : formalisation des attitudes propositionnelles, des situations de connaissance dans les groupes (coopération épistémique, common knowledge, annonces publiques) et des conditionnels contrefactuels ; Les approches formelles de la rationalité : panorama des solutions contemporaines à la question de l’omniscience logique, raisonnement en situation d’incertitude (logique et probabilité, continuum des méthodes inductives), conditionnalisation bayésienne, updating et révision, lien avec la théorie de la décision. Intervenants : Jacques Dubucs, à préciser (TD) Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (33 h + TD = 6 ECTS)

Benjamin Spector Introduction à la linguistique Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Ce cours comporte deux modules. Le premier module a pour but de présenter les grandes questions qui guident une grande partie de la recherche linguistique contemporaine. Qu’est-ce que connaître une langue ? Comment cette connaissance s’acquiert-elle ? Y a-t-il des propriétés communes à toutes les langues ? Comment décrire rigoureusement la grammaire d’une langue ? Le module suivant est une introduction à l’étude des différentes composantes de la faculté linguistique humaine : phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique.

Brian Hill Sciences de la décision Planning en cours de validation Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaste... Pré-requis : Le cours suppose quelques prérequis en mathématiques générales, approximativement du niveau des concours scientifiques aux écoles de commerce et des concours aux écoles normales supérieures en section de biologie ou de lettres-sciences sociales (BL). Il n’est pas imposé aux étudiants de M2 qui proviennent du M1 d’avoir suivi le cours [CO8] "Introduction aux sciences de la décision", même si c’est conseillé. Il est possible à des étudiants de M1 de suivre directement le cours de M2, en s’en ouvrant au responsable principal. Description : Le cours rappellera les concepts fondamentaux de la théorie de la décision et de la théorie des jeux, ainsi que certains de leurs résultats classiques, tout en s’approchant de travaux récents, soit théoriques, soit expérimentaux, qui font dialoguer les deux disciplines avec les sciences cognitives d’orientation psychologique et neurologique. La présentation accentuera ces liaisons, que l’économie expérimentale de la décision a rendues manifestes et que la neuroéconomie peut être de nature à renforcer. Elle privilégiera souvent les aspects mathématiques des théories exposées, ce qui favorise un autre rapprochement (avec la modélisation en sciences cognitives). Le cours est destiné à tous les étudiants qui souhaiteraient approfondir leurs bases en sciences de la décision : • soit qu’ils en fassent leur spécialité, • soit qu’ils se donnent le complément théorique dont la neuroéconomie et l’économie comportementale ont besoin, • soit qu’ils lui trouvent un chevauchement suffisant avec d’autres intérêts de recherche (en psychologie du raisonnement, en neuroscience théorique ou computationnelle, en modélisation mathématique, en logique et philosophie des sciences). Le cours mettra en évidence le concept de bayésianisme qui est devenu commun à plusieurs disciplines cognitives. Intervenants : Brian Hill, Emmanuel Kemel. Suivi et validation pour le Master : Hebdomadaire semestriel (cours + TD = 39 h = 6 ECTS)

PENSÉES DE L’HISTOIRE ET PHILOSOPHIE : LES MOMENTS DES ANNÉES 30 S2 Perrine SIMON-NAHUM, (DR, CNRS/République des savoirs) Placé sous la figure tutélaire de R. Aron, le séminaire s’interrogera sur les figures que prennent autour des années 1930, principalement en France, les pensées de l’histoire. La thèse que R. Aron soutient en 1938, Introduction à la philosophie de l’histoire, à laquelle seront consacrées plusieurs séances, servira de cadre à la fois à une réflexion autour de la construction épistémologique et de l’opposition entre pensées et philosophies de l’histoire mais aussi à une approche des problématiques qu’elles dessinent autour des problèmes contemporains (la Révolution, la guerre, l’économie, la démocratie) notamment dans le dialogue qu’elles entretiennent avec les sciences sociales. Le séminaire fera également appel à des intervenants extérieurs. Le séminaire est ouvert aux étudiant.e.s de Master et doctorat. Il peut être validé pour 6 crédits ECTS mardi de 17h à 19h, (salle à préciser) Calendrier : 23 et, 30 janvier, 6 et 13 février, 13, 20 et 27 mars, 3 et 10 avril, 2 et 15 mai 2018.

INTRODUCTION À LA PHÉNOMÉNOLOGIE : MÉTHODE, CONCEPTS, HISTOIRE. JEAN-CLAUDE MONOD S2 Cours collectif des Archives Husserl, sous la responsabilité de Jean-Claude Monod, avec la participation de Julien Farges, Christian Sommer, Emmanuel de Saint-Aubert... Ce cours collectif, délivré par des chercheurs de l’UMR 8547, Archives Husserl de Paris, proposera une introduction à la phénoménologie, sous l’angle d’une réflexion sur les points essentiels de la méthode phénoménologique conçue par Husserl, d’une présentation de ses concepts fondamentaux (réduction, constitution, donation, « monde de la vie », intersubjectivité, corps propre...), des évolutions et des discussions qui ont jalonné son histoire (critique du psychologisme, statut de l’ego transcendantal, démarcation d’avec l’anthropologie, problème de l’historicité...), sans négliger des aperçus sur la recherche contemporaine dans ce domaine. cours obligatoire dans le cadre de la 1ère année du Master de philosophie contemporaine, ouvert aux élèves de l’ENS mardi de 10h à 12h salle à préciser

LOGIQUE ET EXISTENCE Louis ROUILLÉ S2 Prérequis : Avoir une certaine familiarité avec la logique des prédicats, maîtrise de l’anglais. Mode de validation : Lectures hebdomadaires, présence et participation. Si Frege a pu réaliser ce que Leibniz avait imaginé, à savoir un « calcul des prédicats », c’est en grande partie du fait de l’invention des quantificateurs logiques (« pour tout » et « il existe » en français). Cette invention de la logique moderne est un progrès incontestable, comme en témoigne leur utilisation en mathématiques, en informatique et en linguistique. Ce sont les différentes interprétations philosophiques du quantificateur existentiel qui seront l’objet de ce séminaire de recherche. Les débats ontologiques, marqués par l’arrêt kantien à la fin du XVIIIe (« L’existence n’est pas un prédicat »), reprennent vivement au début du XXe siècle autour de l’interprétation de ce symbole logique qui, précisément, ne définit pas une propriété à la manière des symboles non-logiques (relations, prédicats, fonctions). mercredi 15h00-17h00, salle Pasteur

LES JEUDIS DE L’HISTOIRE ET DE LA PHILOSOPHIE DES SCIENCES Michel MORANGE et Sophie ROUX S1 Cette série de conférences offre à toutes et à tous, littéraires et scientifiques, un large panorama des recherches et des questionnements en histoire, en philosophie et en sociologie des sciences. Chaque conférencier est invité à recommander la lecture d’un article ou d’un livre récent et les textes en question sont placés sur une page dédiée du site du département de philosophie. Une séance se déroule de la manière suivante : le conférencier présente son travail ; une discussion informée avec les organisateurs et avec l’ensemble des participants s’ensuit. Jeudi, 17h-19h, à partir du jeudi 21 septembre 2017, salle Cavaillès

INTRODUCTION À L’ÉTHOLOGIE PHILOSOPHIQUE S2 Dominique LESTEL L’éthologie philosophique a émergé très récemment dans la philosophie contemporaine. Elle s’intéresse à ce que signifie « être vivant avec d’autres êtres vivants » en tenant compte de l’ensemble des êtres vivants – pas seulement les humains, mais également les autres animaux, les végétaux, les champignons, les virus, les artefacts quasi-autonomes et les fantômes. L’« exception humaine » n’est peut-être pas là où on la cherche habituellement et nous avons peut-être besoin d’un nouveau genre de philosophes - hybrides et génétiquement modifiés – pour comprendre les défis des temps à venir, et une nouvelle façon de philosopher entre l’analyse rigoureuse et la science-fiction. Mercredi, 15:00-17:00 , Salle Cavaillès.

L’héritage de L’ÉPISTÉMOLOGIE BACHELARDIENNE dans les années 1960 : la question des sciences humaines S1 Lucie FABRY Ce séminaire s’attache à restituer l’héritage de l’épistémologie de Gaston Bachelard dans la pensée française des années 1960-1980. Nous nous concentrerons sur trois auteurs qui se sont appuyés sur l’œuvre de Bachelard pour poser la question de l’accès à la scientificité dans les sciences humaines et sociales : Louis Althusser, Pierre Bourdieu et Gilles-Gaston Granger. Nous étudierons ainsi les réponses singulières que ces trois auteurs ont apportées aux questions cardinales de l’épistémologie des sciences humaines et sociales : celle de leur rapport aux sciences de la nature, à la philosophie, au sens commun et à l’idéologie. S1, les lundis, 10h-12h, salle Pasteur

LECTURES DE NIETZSCHE S1 Marc CRÉPON Dans le cadre de ce cours magistral, on s’attachera à suivre la philosophie nietzschéenne dans son devenir propre, de La Naissance de la tragédie à La Généalogie de la morale, en prenant pour fil conducteur l’irruption des concepts qui l’ont déterminé : l’apollinien et le dionysiaque, la volonté de puissance, l’éternel retour, la généalogie. On s’attardera également sur quelques-unes des lectures contemporaines qui ont marqué la réception de Nietzsche dans la philosophie française contemporaine : celles de Klossovski, Foucault, Deleuze, Derrida, Rosset et quelques autres. Mercredi de 15h à 17h amphi Galois( Rataud) (salle à confirmer)

LE THÉOLOGICO-POLITIQUE AU PRISME DE LA LITTÉRATURE S1 Marc CRÉPON, Marc De LAUNAY, Vincent DELACROIX Cette troisième partie du séminaire s’attache aux déclinaisons spéciales de certaines figures celles du saint et du martyre, notamment, dans la littérature au sens large. La formation de la culture romanesque moderne, à partir de la Renaissance, accompagne en Europe le travail culturel plus général d’une émergence de la subjectivité dont l’importance s’accroît face à la tradition religieuse qui faisait valoir l’objectivité de ses contenus. Le théologico-politique est le champ privilégié de l’observation de ce mouvement. Pascal, les peintures de Poussin, Dostoïevski, le Journal de Kierkegaard, Zola, Kafka offrent autant d’élaboration d’une réflexion sur les collisions multiples entre des traditions religieuses et les évolutions politiques. Mercredi de 10h à 12h, salle Cavaillès

Possibilité et nécessité. Lectures de textes récents sur les modalités Jean-Pascal ANFRAY S1 Il y avait trois manières possibles de faire mat en deux coups, Napoléon aurait pu gagner la bataille de Waterloo mais il n’aurait pas pu être un nombre, l’eau est nécessairement H2O : chacun de ces exemples correspond à une assertion explicite ou implicite sur ce qui est possible, contingent, impossible ou nécessaire. Ces notions modales soulèvent un ensemble de problèmes logiques, sémantiques et métaphysiques. L’objet de ce séminaire est d’offrir une introduction aux discussions contemporaines sur la métaphysique des modalités à travers la lecture d’un certain nombre de textes de Kripke, Lewis, Adams, Plantinga et quelques autres. Chaque séance sera consacrée à la discussion d’un texte précis. Le programme détaillé sera distribué aux participants au début du semestre. Jeudi 9h-10h30, salle Pasteur, (6 ECTS)

CLIFFORD, ETHIQUE DE LA CROYANCE, 1877 S2 Mathias GIREL Le cours est conçu comme une initiation à la traduction depuis l’anglais, autour d’un texte qui a souvent été perçu comme fondamental pour les réflexions sur l’éthique de la croyance. Chaque séance sera conçue autour de deux moments : traduction commentée d’un passage de l’essai, commentaire articulant le texte traduit avec d’autres auteurs classiques (J. Locke, J S Mill, W James, B. Russell notamment). jeudi matin, 10h - 12h, salle Pasteur

FACETTES DU PRAGMATISME III : EXPÉRIENCE, TECHNOLOGIE ET OBJECTIVITÉ. Mathias GIREL S2, Le cours sera assuré par Mathias Girel (6 premières séances) et David Hildebrand (UC Denver, Professeur invité du département de philosophie, 6 séances suivantes). Il s’agira de voir ce que deviennent trois catégories importantes de ce courant philosophique, l’expérience, l’attention et l’objectivité, dans un contexte de pression technologique. Il s’agira aussi bien de relire des textes classiques que d’explorer des développements philosophiques contemporains. jeudi après midi, 14h-16h salle Cavaillès

LE CONCEPT DE DIALECTIQUE DANS LA PHILOSOPHIE ALLEMANDE, DE KANT ET HEGEL JUSQU’À ADORNO. Agnès GRIVAUX S2 Ce cours entend proposer une lecture analytique de la Dialectique négative d’Adorno, en prenant pour fil directeur les transformations apportées par Adorno au concept de dialectique hérité de Kant, Hegel et Marx. On s’attachera d’abord à détailler cet héritage par une étude des textes centraux de l’idéalisme allemand et du matérialisme marxien avec lesquels Adorno débat pour constituer son projet de dialectique négative. On étudiera ensuite les transformations du concept de dialectique dans l’œuvre même d’Adorno, de la Dialectique de la raison à la Dialectique négative. Il s’agira par-là d’exhiber les enjeux et la pertinence, pour la théorie sociale et la théorie critique, du concept de dialectique. Mots-clés : philosophie allemande, théorie critique. Ce cours fait partie du parcours « Cultures germaniques ». Mercredi, 10h-12h, Salle Cavaillès

LES THÉORIES DE L’AUTORITÉ AU XXE SIÈCLE : GÉNÉALOGIES, TYPOLOGIES, CRITIQUES, Jean-Claude MONOD S1 L’autorité semble être un phénomène décisif pour comprendre l’organisation politique mais aussi les formes diverses de hiérarchie et de distribution des rôles, selon les espaces sociaux – famille, école, travail… Des théories ont été élaborées, au cours du XXe siècle, soit (Arendt) pour tenter de dégager la spécificité d’une autorité souvent confondue avec d’autres notions (le pouvoir, la domination…), soit (Weber, Kojève...) pour en typologiser les grandes figures, soit encore (Adorno, Bourdieu...) pour faire apparaître les fondements psychologiques et idéologiques de la soumission aux autorités (de l’Eglise à l’Etat). Comment ces théories s’articulent-elles à des diagnostics historiques et politiques ? Posent-elles l’incompatibilité de l’autorité et de la démocratie, ou permettent-elles d’en penser la conciliation ? jeudi de 14h à 16h, salle 236 (29Ulm)

EXPÉRIENCES DE PENSÉE Sophie ROUX S2 La notion d’expérience de pensée a été très discutée ces dernières années, aussi bien en philosophie qu’en histoire et philosophie des sciences. Si une partie de la littérature consacrée aux expériences de pensée a visé à produire une démarcation entre les usages admissibles et les usages abusifs des expériences de pensée, il s’est agi le plus souvent de poser la question de la nature des expériences de pensée. On s’est ainsi demandé si les expériences de pensée sont de même nature en sciences et en philosophie, ce qui les rapproche ou les distingue des expériences et des simulations, ou encore ce qui justifie les résultats qu’on pense pouvoir en tirer. Le cours est ouvert à tous ceux et à toutes celles qui sont prêts à fournir un travail régulier. Il aura en effet lieu sous la forme d’un atelier de lecture, ce qui signifie qu’il faudra lire un texte de 30 à 50 pages chaque semaine, le cours consistant, à l’exception des séances d’introduction, à analyser ensemble les textes en question. Vendredi 09h-12h00, 9 séances de 3 heures (le calendrier exact sera communiqué en janvier) Salle Cavaillès

LA RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE Sophie ROUX S2 Ce cours, ouvert à toutes et à tous, littéraires aussi bien que scientifiques, porte sur la première révolution scientifique à avoir reçu ce nom, la Révolution scientifique du xviie siècle. Il s’agit de se confronter à un certain nombre de savants (Copernic, Kepler, Bacon, Galilée, Descartes, Newton : c’est variable selon les années), et de comprendre, à partir d’une lecture de leurs textes, ce que chacun attendait de la science qu’il pratiquait, comment chacun la pratiquait, et pourquoi leurs œuvres ont été ultérieurement l’objet d’interprétations très différentes. On examinera aussi les critiques que les historiens des sciences ont adressées, à partir des années 1980, à l’idée même qu’il y aurait eu quelque chose comme une Révolution scientifique. Jeudi 16h - 19h, salle Cavaillès

Bernard Manin L’État de droit face au terrorisme (Bernard Manin, Rui Pereira) Planning en cours de validation Le séminaire examinera les problèmes de principe que le terrorisme pose à l’État de droit, à partir de la présentation et de la discussion de travaux récents. On s’attachera en particulier à analyser et à évaluer les transformations que la confrontation de longue durée avec le terrorisme a déjà engendrées dans les États de droit. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Séminaire de philosophie politique normative (Bernard Manin, Philippe Urfalino, Charles Girard, Luc Foisneau) Planning en cours de validation Ce séminaire mensuel est consacré à l’examen de contributions remarquables à la philosophie politique normative contemporaine. Chaque mois, un texte récent portant sur l’un ou l’autre des objets relevant de ce domaine fait l’objet d’une discussion critique entre les participants, en présence de l’auteur. Le séminaire, qui se tient en français et en anglais, ne s’attache pas à une tradition particulière, mais privilégie la mise à l’épreuve argumentée de réflexions philosophiques actuelles, situées à la frontière des sciences sociales et de la théorie normative.

Bernard E. Harcourt La révolution et la désobéissance : de Marx et Mao à Foucault, Hessel, et Negri Planning en cours de validation De 15 h à 18 h (105 bd Raspail 75006 Paris), cf. calendrier des séances ci-dessous • Lundi 13 novembre 2017 • Mercredi 15 novembre 2017 • Jeudi 16 novembre 2017 de 18 h à 21 h = Reid Hall au Columbia Global Center - Paris, 4 rue de Chevreuse 75006 Paris • Vendredi 17 novembre 2017 • Lundi 8 janvier 2018 • Mardi 9 janvier de 10 h à 19 h = Reid Hall au Columbia Global Center - Paris, 4 rue de Chevreuse 75006 Paris • Vendredi 12 janvier 2018 Comment agir en politique d’une manière critique ? Ce séminaire se propose d’explorer plusieurs modalités différentes de pratique politique. On interrogera le concept de révolution pour tracer une histoire de la désobéissance, en lisant des textes de Marx, Koselleck, Mao, Baldwin, Foucault, Lefebvre et Hessel. Une conversation avec Toni Negri en relation avec la publication de son nouveau livre avec Michael Hardt, Assembly, est envisagée pour le 16 novembre 2017, et une journée d’étude sur la désobéissance civile et politique sera organisée en janvier 2018. Ce séminaire est conçu pour être en conversation avec le séminaire « Uprising 13/13 » qui se déroulera au Columbia Center for Contemporary Critical Thought à New York et au Columbia Global Centers – Paris. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

La matrice de la guerre civile : de Mai ’68 aux contre-révolutions contemporaines Planning en cours de validation De 15 h à 18 h (105 bd Raspail 75006 Paris), cf. calendrier des séances ci-dessous • Lundi 21 mai 2018 • Mercredi 23 mai 2018 de 10 h à 19 h = Journée d’étude sur Mai ’68 à Reid Hall au Columbia Global Center - Paris, 4 rue de Chevreuse 75006 Paris • Lundi 28 mai 2018 • Vendredi 1er juin 2018 • Mercredi 6 juin 2018 de 10 h à 19 h = Journée d’étude sur la Contre-révolution au [amphi François Furet, si possible ?] • Vendredi 8 juin 2018 Depuis Mai ’68, les modalités du conflit politique et la notion même de pouvoir ont radicalement changé. Mai ’68 fut un moment charnière pour la réévaluation de la lutte de classe, pour la critique culturelle et artistique, et a contribué à l’émergence de nouvelles formes de résistance et de contre-résistance. Aujourd’hui, nous faisons face à tout un nouveau monde de révoltes et de contre-révoltes. Comment penser ces nouveaux phénomènes d’un point de vue critique ? Ce séminaire se propose de retracer l’histoire de l’émergence des soulèvements contemporains et des contre-soulèvements, en liaison avec la parution de notre nouveau livre, The Counterrevolution (Basic Books, 2018). Une journée d’étude sur Mai ’68 est prévue en mai 2018 et une sur la contre-révolution en juin 2018. Ce séminaire est conçu pour être en conversation avec le séminaire « Uprising 13/13 » qui se déroulera au Columbia Center for Contemporary Critical Thought à New York et au Columbia Global Centers – Paris. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Vincent Descombes Philosophie sociale du domaine politique Planning en cours de validation La philosophie sociale – autrement dit, la réflexion sur la socialité proprement humaine –, connaît aujourd’hui un essor remarquable, qu’attestent divers signes : le regain d’intérêt pour le holisme sociologique (Durkheim), les avancées de la théorie néo-hégélienne de la reconnaissance (A. Honneth), le développement d’une philosophie analytique de l’action sociale (M. Gilbert, J. Searle). Nous nous demanderons d’abord comment se pose aujourd’hui, en termes analytiques, la question du holisme en sciences sociales. Il appartient à une philosophie sociale de définir le domaine politique dans son contenu et ses limites au sein de la vie sociale. Nous examinerons trois notions dont la théorie politique contemporaine peine à rendre compte : celles de volonté générale, de souveraineté, d’identité collective. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Otto Pfersmann Connaissance juridique et transformation du droit : les effets pratiques des doctrines Planning en cours de validation Alors que les sciences sociales se rapprochent de différentes manières et à différents degrés d’une démarche scientifique, les disciplines juridiques sont restées externes et probablement réfractaires à ce mouvement. L’objet de ce séminaire est la reconstruction de l’évolution et du maintien d’une discipline faible. Si la capacité explicative et les méthodes relèvent plutôt des arts oratoires que d’un raisonnement ordonné, la prétention de fournir des connaissances pertinentes, inattendues et même déterminantes est constitutive d’un paradoxe fondateur. Le séminaire est consacrée au problème de la valeur explicative des théories du droit et des analyses doctrinales portant sur des questions juridiques particulières dans le domaine du droit constitutionnel comparé – c’est à dire des données structurant les systèmes juridiques dans leur ensemble. Tant les théories de la connaissance juridique que les doctrines juridiques proprement dites (les théories à l’aide desquelles les juristes cherchent à expliquer leurs objets) présentent un degré très élevé de diversité dans le temps comme à l’intérieur du champ disciplinaire contemporain. En dépit d’une technicité très évoluée et souvent hermétique, la prétention à l’objectivité du savoir qu’elles affirment pouvoir offrir paraît faible sinon arbitraire. Il s’en dégage souvent l’impression qu’elles disent plus sur les appréciations subjectives de leur auteur que sur l’objet dont elles traitent. Le séminaire vise à reconstruire les données fondatrices de ces théories dans une perspective systématique et historique. Il apparaît en effet que certaines thèses récurrentes dans le débat contemporain (la question des « lacunes », le pouvoir « créateur » des juges, la nécessité de « surmonter le formalisme », de trancher des « cas difficiles », de « faire avancer les choses » etc.) plongent leurs racines dans des conceptions anciennes, régulièrement réadaptées et exerçant toujours un grand pouvoir d’attraction. Les théories contemporaines se situent quant à elles dans le sillage de théories philosophiques souvent insuffisamment contextualisées. La présentation de ces théories dans leur environnement philosophique sera illustrée par des exemples concrets de traitement de questions doctrinales, principalement à travers la présentation de cas jurisprudentiels décidés sous des cadres constitutionnels différents. Cet exercice permettra de faire apparaître tant les origines des concepts et des méthodes utilisés que les effets des solutions proposées dans les différents ordres juridiques en question. La faiblesse de la discipline lui permet paradoxalement de modeler son objet. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS)

Frédéric Nef L’art et la mort : l’immortalité (Frédéric Nef, Jean-Marie Schaeffer)

Planning en cours de validation Ce séminaire se situe dans le prolongement des séminaires des deux années passées qui portaient sur la mort et qui ont conduit notamment à un examen de l’opéra de Janacek L’affaire Makropoulos à travers des lectures de philosophes (notamment Bernard Williams) qui ont insisté sur le caractère ennuyeux de l’immortalité. L’objet du séminaire de cette année est de systématiser et d’étendre notre enquête sur l’immortalité dans l’art. Nous analyserons en un premier moment le concept même de l’immortalité et ses relations avec le concept de survivance, avant de décliner ses différentes figures, littérales ou figurées à travers des études de cas : l’immortalité physique personnelle (L’affaire Makropoulos, Peter Ibbetson ; the Age of Adaline, L’homme sans âge de F. Coppola), l’immortalité dépersonnalisée et éventuellement panpsychiste (l’absorption de la partie – l’individu par le tout – la nature, p. ex Giono), l’immortalité à travers la descendance (Faulkner), l’immortalité à travers la survivance mémorielle (par exemple : les héros civilisateurs), l’immortalité à travers l’oeuvre (Proust), etc. Nous ferons porter l’analyse sur le mode de représentation esthétique comme tel, quels que soient le style et la forme d’art concernés : romanesque (Peter Ibbetson, de George du Maurier) ; cinématographique (les Ailes du Désir, la version cinéma de Peter Ibbetson, Henry Hathaway 1935),didactique-rhétorique (Les Aventures de Télémaque de Fénelon), tragique, comique, etc. Ce séminaire poursuit deux buts distincts. D’une part ouvrir une série sur la relation entre l’art et la mort, du point de vue du représentable et de l’irreprésentable. D’autre part poursuivre notre enquête philosophique sur le phénomène insaisissable de la mort. La représentation artistique, dont vous voulons par ailleurs analyser les structures, sera donc traitée comme vecteur d’un phénomène plus général. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS) Introduction à la métaphysique contemporaine Planning en cours de validation Ce séminaire s’adresse à la fois aux commençants et à ceux qui veulent approfondir et systématiser leurs connaissances. Il concerne tous ceux qui, à travers leur travail en sciences humaines, éprouvent le besoin d’une analyse conceptuelle plus poussée des thèmes suivants : • Introduction : qu’est-ce que la métaphysique ? • Réalisme et nominalisme ; • Relations Composition et méréologie ; • Temps, instants, événements ; • Causalité et causation ; • Nécessité et identité ; • Essence et essentialisme ; • Mondes possibles et contrefactuels ; • Présentisme et quadridimensionnalisme. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (12 h = 3 ECTS) L’ontologie sociale, des structures aux processus Planning en cours de validation Il s’agit d’une part d’un travail théorique sur la nature et la possibilité d’une ontologie sociale, d’autre part de traiter de manière détaillée deux exemples de descriptions ontologiques : le problème de la sécularisation et l’enquête sur les structures de l’entreprise. Xiyin Zhou se consacrera plus spécialement aux processus complexes de "sécularisation", notamment de la société chinoise, dans une optique éventuellement critique. Sophie Berlioz sera chargée de ce qui touche à l’ontologie de l’entreprise dans le cadre du changement social. Frédéric Nef, enfin, traitera des problèmes théoriques non résolus dans les différentes théories de l’ontologie sociale, en insistant sur la place et la nature des processus sociaux. Il amorcera également une recherche sur les liens entre les aspects anthropologiques et éthiques de l’ontologie du social. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS)

Luc Foisneau Philosophie politique et démocratie (2) : Rawls, Kant et les théories contemporaines de la justification Planning en cours de validation Nous prendrons comme fil conducteur de ce séminaire les questions de la nature, de la fonction et des limites de la philosophie politique dans un régime démocratique, et nous chercherons des éléments de réponse à ces questions dans la notion de justification. Si une démocratie se définit par l’exigence de proposer des politiques publiques susceptibles de recevoir le consentement de ceux auxquels ces politiques s’appliquent, il s’agira de se demander dans quelle mesure l’idée de justification peut, ou non, contribuer à satisfaire pareille exigence. De fait, si elles trouvent souvent en elle leur origine, les interrogations sur la justice ne sont pas l’apanage de la seule Théorie de la justice de Rawls : nous nous efforcerons de rendre compte de l’exigence de justification démocratique dans ses différentes dimensions, philosophiques bien sûr, mais aussi sociologiques, sans oublier d’interroger les sources philosophiques modernes. À ce titre, nous nous demanderons plus particulièrement en quoi la philosophie de Kant a pu offrir des ressources théoriques spécifiques à des théories soucieuses de produire de la justification en régime démocratique. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Pierre-Antoine Chardel Socio-philosophie du temps présent. Enjeux épistémologiques, méthodologiques et critiques

Ce séminaire a pour vocation de réfléchir aux conditions de possibilité de l’émergence d’une socio-philosophie du temps présent. Il prendra la démocratie et la technologie comme premiers champs de questionnement pour justifier cette articulation entre philosophie et sociologie. La conviction qui anime cette ambition de délimiter un tel geste, à la fois pratique et théorique, renvoie d’une part au fait que les complexités du monde actuel nous incitent à interroger la manière dont nous pouvons philosophiquement nous en saisir tout en échappant aux tentations de leur mise en système. D’autre part, la plupart des crises auxquelles nous nous heurtons (sur le plan économique, politique ou écologique) nous imposent de réfléchir aux enjeux épistémologiques, éthiques et méthodologiques de nos pratiques théoriques en vue de questionner leurs fondements, leurs présupposés, mais également leur ethnocentrisme sous-jacent. Nous assumerons dans cette perspective le fait que la philosophie doit, plus que jamais, se pratiquer en se tenant au plus près des affaires humaines, en tissant de la sorte un dialogue aussi riche que possible avec les sciences sociales (la socio-anthropologie, la socio-histoire et la socio-économie plus particulièrement). Il s’agira enfin, dans le cours de nos séances, de nous pencher sur certaines grandes catégories de pensée dont nous avons principalement héritées d’une philosophie dite « gréco-occidentale », en essayant de les analyser à nouveaux frais en vue d’assumer une pratique théorique immanente et plurielle qui puisse s’attacher à forger des cartographies alternatives dans notre compréhension du monde au travers de ses dimensions sociales, technologiques, matérielles et symboliques. Car il y a toujours plusieurs forces à l’oeuvre dans ce que l’on désigne par les termes de « société du spectacle », « économie néolibérale », « société de l’information », ou de démocratie dite « représentative ». Compte tenu de la pluralité des facteurs qui interviennent dans la construction de nos univers intimes, économiques, sociaux, culturels et symboliques, force est de reconnaître que « le monde contemporain » est constitutivement multidimensionnel, porté par des régimes d’énonciation hétérogènes : il appelle l’élaboration d’une pensée critique du temps présent, qui se confronte au plan épistémologique, méthodologique et éthique à ces différences. Le 2ème jeudi de chaque mois de 17h à 20h de novembre 2017 à juin 2018 (24 heures). Le 3ème jeudi de chaque mois de 16h à 19h de novembre 2017 à juin 2018 (24 heures). Renseignements : le séminaire est ouvert à toutes et tous. Direction de travaux d’étudiants : sur rendez-vous. Adresse électronique de(s) contact(s) : pierre-antoine.chardel@ehess.fr

Alban Bouvier Philosophie des sciences sociales : problèmes de l’analyse conceptuelle et empirique des croyances collectives Planning en cours de validation Problèmes conceptuels et empiriques rencontrés dans l’analyse des croyances collectives (notamment religieuses et politiques) et dans l’analyse de l’action collective. Spécialement : examen du rôle de l’argumentation et de la rhétorique. Pré-requis : a) connaissance de bases solides en philosophie et b) curiosité pour les sciences de l’homme et de la société dans leur diversité. Pour les étudiants de master : contrôle sur un mini-mémoire. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (12 h = 3 ECTS)

Uriah Kriegel Conscience, émotion et imagination Planning en cours de validation SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS) NIVEAU REQUIS : à partir du M1, bon niveau de compréhension de l’anglais. Perception et Introspection Planning en cours de validation SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS) Séminaire avancé sur la conscience Planning en cours de validation Ce séminaire, étalé sur les deux semestres, consistera en une introduction générale puis 11 présentations par des chercheurs divers de leurs travaux actuels sur la conscience ou la conscience de soi. (La plupart de ces travaux emmène de la philosophie analytique, une certaine partie peut-être de la phénoménologie et des sciences cognitives.) SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS) DIRECTION DE TRAVAUX D’ÉTUDIANTS : validation : un essai de 12 pages environ, sur un sujet convenu au préalable avec Uriah Kriegel. La première séance sera consacrée à une présentation du concept général du séminaire.

Brent Strickland Atelier de philosophie expérimentale Planning en cours de validation Le but de ce séminaire est d’introduire les étudiants, postdocs ou chercheurs intéressés à la philosophie expérimentale (ou "Xphi"), un domaine émergent à l’interface entre la philosophie, la psychologie, et la linguistique. La philosophie expérimentale applique des méthodes empiriques (typiquement des expériences menées par internet) à l’étude de questions ayant un intérêt philosophique, telles que la morale, la perception, le langage, ou le raisonnement scientifique. Les participants pourront créer et exécuter leurs propres expériences, et recevront des retours sur leurs idées et leurs travaux. L’atelier s’adresse aux étudiants et chercheurs de tous niveaux, de divers domaines, notamment : l’informatique, la philosophie, la psychologie, la linguistique, l’anthropologie, et la sociologie. Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire annuel (48 h = 2 x 6 ECTS)

Frédéric Brahami De l’âme dans la politique moderne. 3 Planning en cours de validation Quelle que soit la pertinence théorique de la notion de modernité, il n’en existe pas moins un récit largement partagé selon lequel elle consisterait essentiellement dans la déliaison du pouvoir et du spirituel. Être moderne, c’est avant tout refuser que le spirituel fasse l’objet d’un pouvoir, de quelque nature qu’il soit. Rien ne nous est plus étranger, rien ne nous est plus suspect surtout que la proposition selon laquelle il appartiendrait à une institution publique de former les âmes et d’inspirer les mœurs. Ce récit, largement suggéré par une certaine lecture de la philosophie politique de l’âge classique, est pourtant faux. À lire en effet les grands auteurs progressistes du XIXe siècle, il saute aux yeux que le souci de l’âme était au centre de leurs préoccupations – non pas morales mais bien politiques. Ce n’est pas seulement pour connaître mieux cette tradition qu’il convient de l’étudier mais d’abord pour mesurer la manière dont elle nous habite silencieusement. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité (Frédéric Brahami, Barbara Carnevali, Julia Christ) Planning en cours de validation Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie. Chacune des 4 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (12 h = 3 ECTS)

Barbara Carnevali La liberté du masque : représentations de soi et authenticité négative Planning en cours de validation Un belle expression allemande, Maskenfreiheit, désigne la liberté qui résulte du fait d’être masqué : le masque permet au sujet d’expérimenter librement de nouvelles façons d’être et de protéger sa propre autonomie des pressions et des intrusions du social. En développant cette intuition, ce séminaire, qui s’inscrit dans le prolongement des cours précédents sur Rousseau et sur l’esthétique sociale, vise à développer une théorie du moi fondée sur les concepts de représentation de soi et d’authenticité négative. La représentation de soi est la capacité du sujet, en tant qu’acteur sur la scène du monde, de représenter sa « personne », au sens étymologique de personnage ou, justement, de masque, et de la négocier avec les autres sujets dans des dynamiques de reconnaissance et de conflit ; l’authenticité négative est la faculté de se retirer de la représentation sociale pour jeter le masque et puiser dans ses possibilités identitaires encore inexprimées pour en tirer de nouvelles représentations de soi. Cette perspective théorique ouvre une voie originale dans le débat contemporain, où les auteurs tendent soit à substantialiser l’authenticité, en faisant des représentations des masques hypocrites et des mensonges, soit à dissoudre l’authenticité dans la pluralité de ses représentations. Dans cette proposition, le moi est un concept ouvert dont la création obéit à des dynamiques esthétiques, mais dont le fondement demeure un geste intégralement négatif : l’identité, en effet, n’est pas substantielle, car elle ne coïncide ni avec un contenu, ni avec une identité ou un projet particulier, qu’il soit passé ou futur, naturel ou artificiel ; elle n’est pas non plus formelle, car elle ne désigne pas une manière d’être (la spontanéité, l’originalité) qui garantirait l’adhésion à la nature pratique du moi. Là où le moi n’est que l’ensemble de ses représentations, l’authenticité est l’irreprésentable par excellence : elle consiste dans l’epochè, l’acte de recul – « je ne suis pas cela » – qui préserve l’irréductibilité du moi au social et ouvre l’espace de la liberté critique et créatrice du sujet, sa capacité de s’émanciper des contraintes sociales données et, surtout, de produire du nouveau. Cette réflexion sur le moi dialoguera notamment avec les théories de Rousseau, Stendhal, Helmuth Plessner, Sartre, Foucault, Charles Taylor, Alessandro Ferrara, Charles Larmore et Vincent Descombes. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Jean Jamin Anthropologie générale et philosophie (François Flahault, François Dinguemont, Lorenzo Vinciqueira) Planning en cours de validation La philosophie morale a longtemps associé description et prescription : l’observation des hommes tels qu’ils sont nourrissait la réflexion sur les difficultés, les écueils à éviter et les voies du progrès moral. Avec Kant, c’est la transcendance de la « loi morale » qui est mise en avant : le dualisme ne se justifie plus sur la base de la métaphysique, mais de la morale. Dans le sillage de Kant, le discours moral s’est attaché, dans l’ensemble, à dire les principes et à départager le bien du mal (avec la référence fréquente au « mal absolu »). En conséquence, l’étude des causes du comportement humain n’occupe plus dans le champ de la philosophie morale la place qu’elle avait encore au XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il arrive cependant que la réflexion morale fasse appel à la psychologie ou la psychologie sociale ; mais elle continue alors de s’appuyer sur la conception occidentale de l’individu, fortement marquée par la tradition dualiste. Il s’agira donc, cette année, de nourrir la réflexion morale sur la base d’une anthropologie générale non dualiste. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Roberto Frega Séminaire d’initiation à la recherche Planning en cours de validation Il s’agit d’un séminaire d’introduction à la recherche en théorie politique à partir de la lecture en commun d’une série de textes et la préparation de réponses argumentées. Nous partirons de la lecture de Achen & Bartels, Democracy for Realists, Princeton 2016, pour nous interroger sur les fondements épistémologiques de la science politique dans ses rapports avec la théorie politique. Le séminaire est réservé aux étudiants en M2 et thèse dont l’enseignant est tuteur. Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Jean-Marie Schaeffer Création, cognition, société. 2 Planning en cours de validation Le séminaire de cette année, émanation de l’IRIS-PSL "Création, cognition, société" abordera principalement la question suivante : qu’est-ce que voir/regarder un tableau ? Quelle est la part des processus perceptifs de base et celle des traitements de haut niveau dans cette vision/ce regard ? Comment les traitements ascendants (bottom-up) et les traitements descendants (top-down) interagissent-ils ? Est-ce que nos manières de regarder un tableau dépendent de variables cognitives de haut niveau ( savoirs, compétences, intérêts) ? Un historien de l’art regarde-t-il un tableau de la même manière qu’un spécialiste des matières (pigments, supports, etc.) ? Plus généralement : quelle est l’importance de nos connaissances d’arrière-plan ? Mais aussi, du côté de l’oeuvre : quelle est l’importance accordée au monde représenté, et quel rôle joue la matérialité du tableau, son état et son changement au fil du temps (pigments, vernis, craquelures..., restaurations) ? Comment forme, sens et matière interagissent-ils ? Et encore : Est-ce que les manières de voir les tableaux changent au fil de l’histoire ? Chaque époque a- t-elle sa propre façon de voir les tableaux ( le "period eye" posé par Baxandall) ? Peut-on parler d’une "histoire de la vision" ? Pour pouvoir répondre à ces questions il faut être capable d’en résoudre une autre : par quelles voies pouvons-nous savoir comment autrui regarde un tableau ? Quelles méthodes pouvons-nous employer ? Nous avons aujourd’hui un dispositif qui nous permettent de suivre "à la trace" le regard que les spectateurs portent sur un tableau : le eye-tracking. Quels sont les apports et quelles sont les limites de cet instrument d’analyse ? Par ailleurs cette méthode est impossible à mettre en oeuvre pour avoir accès aux regards d’autres époques, qui ne nous sont accessibles que de manière indirecte, par des sources écrites. Comment mettre en relation les résultats obtenus par les techniques du eye-tracking avec ce que nous pouvons apprendre des façons de voir/regarder d’autres époques grâce à l’interprétation des sources écrites ? Telles seront quelques-unes des questions abordées au fil de ce séminaire de recherche qui est adossé à une étude de cas : le retable d’Issenheim de Matthias Grünewald, actuellement en cours de restauration. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Johann Michel Imagination productrice, imagination historique, imaginaire social et politique ( Olivier Abel, Johann Michel) Planning en cours de validation La question de l’imagination est au cœur de nombreuses recherches, axées tantôt sur la morphologie de l’imagination et son rapport à la perception et à la cognition, tantôt sur le rôle de l’imagination dans la formation des croyances et des imaginaires sociaux, tantôt, enfin, sur le rôle de l’imagination dans la connaissance historique. Le séminaire naît du souci de confronter ces enjeux, en ne séparant pas la réflexion sur le fonctionnement de l’imagination de l’enquête sur sa portée, ses effets et ses produits. Pour cela, nous proposons de mettre en avant une figure de l’imagination apparue initialement dans la philosophie, surtout depuis son site kantien, et sans cesse réinvestie ensuite dans divers champs du savoir (littérature, sociologie, histoire…) : l’imagination productrice. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Bruno Karsenti Philosophie politique : le problème du libéralisme (Bruno Karsenti, Pierre Charbonnier) Planning en cours de validation Il s’agit du séminaire commun à l’équipe de philosophie du LIER. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (8x3 h = 24 h = 6 ECTS)

Bruno Karsenti Religion et politique chez les modernes Planning en cours de validation Ce séminaire étudie les formes prises dans la modernité par certains arguments religieux, sans les considérer a priori comme des obstacles, mais en les créditant de la capacité à infléchir, à impulser et à nourrir la réflexion normative à laquelle sont assignés les individus appartenant à des sociétés sécularisées. Le cadre d’analyse mis en place est celui de la comparaison des différents procès de laïcisation, c’est-à-dire de déliaison de la religion et du droit, actualisés dans les monothéismes, en suivant leur implication respective dans la fondation de la politique moderne. Le corpus utilisé est de deux ordres : sociologie et anthropologie religieuses d’un côté, philosophie politique de l’autre. Dans le fil du séminaire de l’an dernier, on poursuivra dans cette optique la lecture du Jérusalem de Mendelssohn et de la Religion dans les limites de la simple raison de Kant. SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

LE PROGRAMME DE L’ÉCOLE DE FRANCFORT (VII) : MARXISME ET THÉORIE CRITIQUE Agnès Grivaux, Jacques-Olivier Bégot, Antonia Birnbaum, Julia Christ, Michèle Cohen-Halimi, Florian Nicodème, Bertrand Ogilvie

Ce séminaire entend poursuivre son travail d’exploration de l’histoire et de l’actualité du programme de théorie critique formulé au sein de ce qu’on a appelé « École de Francfort », en se consacrant cette année au rapport de la théorie critique au marxisme. À la fois incontournable et décisive – ne serait-ce que pour formuler la distinction entre « théorie traditionnelle » et « théorie critique » –, la référence à Marx n’en reste pas moins difficile à cerner, du fait même de sa diffraction à travers de multiples prismes, de l’idéologie au fétichisme en passant par la dialectique, l’aliénation ou la réification. Surdéterminé par les interprétations neuves de l’entre-deux-guerres (Lukács, Korsch) autant que par l’ossification du diamat en une vision du monde oppressive, le référent matérialiste opère au sein de la théorie critique comme un facteur de déplacement généralisé. Son incidence s’exerce sur une série de questions qui touchent aussi bien à la théorie de la connaissance qu’à la pensée de l’histoire et à la théorie de la société, ou encore à l’esthétique, pour ne rien dire des problèmes de la praxis et de l’émancipation. Pour organiser ce parcours, on pourra suivre deux questions directrices : qu’apporte au juste Marx aux fondateurs de la théorie critique ? En retour, quels aspects du marxisme leur propre travail permet-il de revisiter, aujourd’hui, sur de nouvelles bases ? Ce séminaire annuel aura lieu une fois par mois. Validable dans le cadre du parcours « Cultures germaniques ». Mots clefs : philosophie sociale, théorie critique, marxisme. S1 (septembre-décembre) : mercredi, 10h00-13h00, salle à préciser S2 (janvier-avril) : jeudi, 10h-13h, salle à préciser

ART, CRÉATION, COGNITION : AUTOUR D’EUGÈNE DELACROIX (voir livret DHTA) S1 Claude IMBERT (philosophie, ENS) et Ségolène LE MEN (histoire de l’art, Paris Nanterre ) Reprenant le fil des années précédentes, les intervenants traiteront de la singularité des savoirs visuels qui unissent la production des œuvres passées ou contemporaines à leur réception selon des intérêts et des transferts inédits, notamment par le biais des musées. Historiens de l’art et de la littérature, conservateurs, commissaires d’expositions, restaurateurs animeront les séances. Le séminaire en 2017-2018, auquel seront associés les conservateurs du Louvre et du musée Delacroix, sera centré sur le cas d’Eugène Delacroix, auquel seront dédiés des expositions et des circuits de visite à Paris au printemps 2018. Parmi les questions abordées, viendront celles du rapport entre peinture et littérature, des processus de création chez Delacroix, de la matérialité de ses œuvres, et notamment de son intérêt pour l’estampe et les arts graphiques, depuis la lithographie jusqu’à la photographie. Le séminaire reviendra aussi sur les questions précédemment abordées du musée imaginaire et son actualité autour des écrits de Baudelaire, et sur la problématique des maisons-musées, musées-ateliers et bibliothèques d’artistes, en lien avec les programmes de recherche en cours. Mercredi 14h00 -17h00, amphi Rataud (à confirmer) ; Séances les 31/01, 21/02, 21/03 et 25/04/2018

AUTOUR DE LA MÉTAPHYSIQUE POÉTICO-ÉVOLUTIONNISTE DE PAUL SHEPARD (1926-1996) S2 Dominique LESTEL

A partir de la lecture de Paul Shepard (1926-1996) et de sa mise en perspective avec d’autres philosophes contemporains, le séminaire va se demander ce que signifie pour l’humain de vivre avec des êtres vivants qu’humains. Paul Shepard lui-même était un penseur américain atypique qui est considéré comme l’un des pères de la philosophie de l’environnement. Il a initié aux USA une forme d’anthropologie philosophique très originale (qu’il appelle « écologie humaine ») qui n’a pas encore été comprise de façon satisfaisante parce qu’elle privilégie une connexion éthique et existentielle à l’animal qui n’est ni utilitariste ni moralisatrice. Mercredi, 17:30-19 :30 salle Pasteur

LES ENJEUX PHILOSOPHIQUES DE LA ROBOTIQUE EXISTENTIELLE S2 Dominique LESTEL La « robotique existentielle » conçoit des robots qui ont la prétention de pouvoir rejoindre le club des êtres vivants. Ramener ce phénomène à une pure question d’ingénierie serait un contresens majeur. Ce qui est en jeu est au contraire une révolution ontologique, morale et politique majeure qui affecte l’ensemble des êtres vivants. Que signifie « être humain » dans un monde dans lequel _n’importe quoi_ (ou presque) peut désormais potentiellement s’inviter dans l’espace du vivant ? Jeudi : 15:00-17:00 salle Pasteur.

PHILOSOPHIES DE LA RELIGION : OBJETS ET MÉTHODES S1 et S2 Dan ARBIB (ENS-République des Savoirs), Vincent DELECROIX (EPHE), Perrine SIMON-NAHUM (CNRS, ENS-République des Savoirs)

Le séminaire a pour vocation de faire découvrir aux étudiants la richesse et le dynamisme actuel des études en philosophie de la religion. Procédant par invitations au gré de l’actualité des publications et des recherches, il vise à représenter autant les différents courants qui structurent ce champ que les objets et les problématiques multiples qui occupent les chercheurs. On s’y rendra sensible à la variété du phénomène religieux contemporain et simultanément à la pluralité des approches et même des croisements interdisciplinaires au sein même de la philosophie de la religion. Le séminaire se tiendra le 1er jeudi de chaque mois (à l’exception du mois de novembre) de 9h à 12h en salle X , 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

FOUCAULT ET LES HISTORIENS (II) S2 Judith Revel (PR, univ. Paris Nanterre/Sophiapol) et Perrine Simon-Nahum, (DR, CNRS/République des savoirs) Pour la seconde année consécutive, il s’agira d’étudier les rapports de Michel Foucault à la production historiographique dont il a été le contemporain, et la manière dont les emprunts, les échos, les positions de méthode (parfois partagées, parfois fortement contestées par certains historiens eux-mêmes) ont donné lieu, dans la pensée foucaldienne, à une série de représentations de l’histoire absolument originales. On tentera de comprendre si l’évolution de ces représentations implique des points de contradiction ; et si l’historicisme radical dont Foucault se revendique, et qu’il partage avec Paul Veyne, doit aussi - et de quelle manière - à d’autres sources : du côté de l’histoire de la philosophie (Guéroult), du côté de l’épistémologie critique (de Bachelard à Canguilhem), du côté de la sociologie allemande, etc. Les huit séances de cette année accueilleront aussi, comme l’année dernière, des intervenants extérieurs. Le séminaire est ouvert aux étudiant.e.s de Master et doctorat. Il peut être validé pour 6 crédits ECTS vendredi 9h à 12h, une semaine sur deux salle, salle (à préciser)

PHILOSOPHIE FRANÇAISE CONTEMPORAINE S1 et S2 Frédéric WORMS

Séminaire de recherche doctoral, prédoctoral et postdoctoral, validable sous réserve dans le cadre du Philmaster Les Mercredis 17h-19h une fois par mois.

MÉTHODOLOGIE PHILMASTER Mathias GIREL S1 et S2 Ce cours annuel (une séance tous les 15 jours sur les deux semestres) proposera une initiation à la méthodologie de l’écriture d’essais, de mémoires et de présentations. Il ne s’agira pas d’un exercice purement formel ou technique, car le cours proposera, exemples à l’appui, une réflexion — philosophique — sur la lecture et l’écriture de textes philosophiques. vendredi 10-12h, sur calendrier, salle 236 (29Ulm)

LECTURES LÉVINASSIENNES – Une autre voie phénoménologique « L’éthique d’Emmanuel Levinas est-elle une métaphysique ? » Danielle Cohen-Levinas Les lectures lévinassiennes seront consacrées cette année à un thème névralgique dans la pensée d’Emmanuel Levinas. Si Levinas, comme nous l’avons étudié précédemment, est une figure majeure de la phénoménologie française, introducteur de la pensée d’Edmond Husserl en France, son œuvre est également en dialogue constant avec ce qu’il nomme la tradition occidentale de la philosophie. De sorte que l’on est amené à interroger la nature de ce dialogue, le choix de ses interlocuteurs, quasi constant dans toute son œuvre, ainsi que les seuils et glissements que cette pensée explore au sein même du massif phénoménologique. Nous interrogerons plus précisément le rapport que Levinas entretient avec la métaphysique ; rapport certes complexe, critique, mais cependant profondément novateur, en ce que la question de la métaphysique s’ouvre pour Levinas à l’absolument autre : la métaphysique comme rupture radicale. Dès lors, le rapport à autrui peut être considéré comme une métaphysique – ce que Levinas appelle « le désir métaphysique d’autrui ».

-  Jérome de Gramont, Alexander Schnell, Claudia Seban, Perrine Simon-Nahum, Paul Clavier, Sophie Nordmann, Danielle Cohen-Levinas, Dan Arbib, Jocelyn Benoist
-  Mardi de 18h à 20h (6 ou 12 ECTS) – ENS, 45 rue d’Ulm (salle à préciser)

PHILOSOPHIE FRANÇAISE CONTEMPORAINE S1 Frédéric WORMS

Reprises contemporaines de la philosophie « française » : Butler, Honneth, Agamben et les problèmes du moment présent en philosophie. La philosophie « française » vit de ses « reprises » de moment en moment : reprise des auteurs qui ont marqué son histoire, mais aussi reprise comme renouvellement au contact des nouveaux problèmes. Mais une troisième dimension semble marquer sa reprise contemporaine : tout se passe comme si cette double reprise qui a bien lieu de façon profonde, y compris « en France », se doublait d’une reprise « internationale », qui répète la circulation de la « french theory » d’une manière inédite. On fera l’hypothèse ici que cette troisième reprise nous reconduira aux deux autres : que les philosophes « français » que sont Judith Butler et Axel Honneth, par exemple, nous apprennent quelque chose du moment de la « philosophie française » aujourd’hui, non seulement dans sa reprise du passé, mais dans ses problèmes nouveaux, entre vie et politique, entre vie et critique, notamment. Et cela exige une lecture critique, en plus d’un sens : de leurs œuvres, de leurs tensions internes et entre elles, enfin des problèmes et de l’histoire de la philosophie française contemporaines. Assumer cette troisième dimension de façon critique conduit ainsi au cœur du contemporain, dans toutes ses dimensions. Telle sera en tout cas l’hypothèse de ce cours. validable dans le Philmaster. Les lundis de 15h à 16h30 ; salle Cavaillès

LES TRANSFORMATIONS DU SUJET. UN PARCOURS DANS LA PENSÉE DE FOUCAULT. S2 Jean-Claude MONOD Foucault a pu présenter son travail comme tout entier consacré à la question de la formation du sujet, depuis l’étude du partage entre sujet « sain » et « fou » jusqu’à l’approche historique des « technologies du soi », c’est-à-dire des exercices par lesquels, des philosophes de l’Antiquité aux exercices spirituels chrétiens, le sujet a été pris comme objet d’une formation réglée. Cette présentation rétrospective offre un fil rouge pour reparcourir cette pensée, mais on se demandera si elle ne conduit pas à masquer de fortes discontinuités, et à atténue la charge polémique et anti-phénoménologique du « premier moment » de l’oeuvre de Foucault. l jeudi de 11h à 13h, Validable dans le cadre du Master de philosophie contemporaine.

LE MOMENT DU VIVANT : QUESTIONS DE BIOETHIQUE Frédéric WORMS S2 Le problème du vivant n’est plus aujourd’hui un problème "local", il traverse et bouscule tous les domaines de la connaissance et de l’action, depuis les fondements de l’esprit (dans le cerveau) jusqu’à la préservation de la vie (dans l’univers), en passant par le rapport de l’homme et de l’animal, le soin et le pouvoir entre les vivants, l’expression de la vie qui fait retour dans la littérature et dans l’art. Mais c’est comme problème que le vivant entre dans ces domaines, c’est à travers la diversité si frappante des approches nouvelles qu’il suscite, que se constitue le moment philosophique (mais aussi scientifique et historique) présent, comme moment du vivant. C’est à ce titre aussi qu’il suppose à la fois une rupture et une reprise avec les précédents moments philosophiques, et pas seulement en France. Le but du présent séminaire est non seulement de donner une première carte de ce moment, mais de tenter de le parcourir et de le penser, en acte. On étudiera en particulier cette année des questions de bioéthique et de biopolitique contemporaines, de la procréation à la fin de vie.

Lundis 15h-16h30, salle Cavaillès